Partie 1/2 – Traitement de surface sans chrome VI : les raisons de l’interdiction

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Partie 1/2 – Traitement de surface sans chrome VI : les raisons de l’interdiction

A la base, le chrome est un élément métallique naturel issu de la croute terrestre. C’est en 1798 que Nicolas Louis Vauquelin a isolé le chrome métallique, le nom « chrome » vient du grec chroma signifiant « couleur », en effet, les composés du chrome sont très colorés. Le trioxyde de chrome (anhydride chromique), le dichromate de potassium, les bichromates de sodium et de potassium, le chromate de strontium… sont des substances contenant du chrome VI.

Chez Stoca, nous avons toujours anticipé les évolutions technologiques et réglementaires que ce soient au service de nos clients ou de l’environnement. C’est pour cela que nous vous proposons le sujet du Chrome VI.

Le Chrome VI, quelle utilité ?

Avant de parler de l’interdiction du Chrome VI, il est intéressant de savoir pourquoi il a été utilisé. Aussi appelé chrome hexavalent (Cr VI), le chrome VI a été utilisé principalement pour l’obtention de couches de conversion anticorrosives sur les pièces en aluminium. Il était principalement rencontré sous forme de trioxyde de chrome ou acide chromique, bichromates et chromates. D’autres propriétés étaient reconnues à ce traitement sur aluminium.

En effet, il permettait d’améliorer la dureté des métaux, de diminuer le coefficient de frottement, de constituer une excellente base d’adhérence à la peinture et de conférer aux alliages une conductivité électrique. Il était également apprécié pour son aspect esthétique.

Le secteur industriel était un important utilisateur de ce type de traitement de surface : la sidérurgie, la métallurgie, l’aéronautique, la mécanique, le spatial, la chimie, le médical, la papeterie, le textile, l’outillage, l’automobile, l’agroalimentaire, la fonderie, l’imprimerie, la cosmétique, mais aussi le secteur du bâtiment, ou plus insolite encore pour le tannage du cuir. Les traitements des métaux les plus connus, à base de Chrome 6, étaient l’Alodine 1200 et l’Alodine 1000.

Un traitement interdit, pourquoi ? Quand ?

Interdiction du chrome VIAu même titre que le nickel, le plomb ou encore le cadmium, le chrome VI a été reconnu comme toxique pour l’homme et l’environnement. Ses effets cancérigènes et le caractère polluant de ses rejets dans la nature ont projeté la disparition de ce procédé, depuis le début des années 2000, directive européenne à l’appui. D’autres risques pour la santé humaine lui sont connus, comme : la perforation de la cloison nasale, les dermatoses de contact, l’asthme et l’irritation des voies respiratoires.
Les premiers secteurs touchés par cette interdiction sont : l’automobile, l’agroalimentaire, le médical, la cosmétique… D’autres ont obtenu des dérogations, comme le secteur aéronautique, spatial ou encore, le bâtiment. Les modalités de l’interdiction totale (sans autorisation) d’utiliser du chrome VI, ont été évoquées par l’Union européenne. Une date à retenir pour cela : 21/09/2017.

Dans une prochaine publication, nous aborderons le traitement de surface alternatif au Chrome VI le plus performant à ce jour : le Surtec 650.

Pour aller plus loin

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